Séjour du 23 au 26 avril (4 jours). Centre de vacances label Cap-France du Domaine de St Jacques
(Commune d’Obernai)
35 personnes inscrites. Co-voiturage en 10 voitures.
Jeudi 23 avril : Châteaux d’ANDLAU
Après un regroupement à l’Aire de repos d’ECOT (arrêt Café-Pipi), nous rejoignons à midi le point de départ de la rando du jour au cimetière de MITTELBERGHEIM. Le groupe ne semble pas décidé à vouloir pique-niquer un peu plus haut, nous nous contentons des tables et des bancs de l’aire de jeux. Le groupe part ensemble en direction du Château d’ANDLAU à travers les vignes puis la forêt de chênes et de châtaigniers. Nous découvrons l’édifice de grès rose, repérable de loin avec ses deux tours. Un groupe de bénévole est en train de le rénover. Ce monument historique privé a commencé à être construit au 13eme siècle.
Nous continuons la marche vers un deuxième château, celui de SPESBOURG repérable à sa tour de 25 m, bien restauré lui aussi.
Tout le contrefort de l’Alsace est jalonné de châteaux et de forts avec des niveaux de restauration différents. Le plus connu est celui du HAUT-KOENIGSBOURG.
Retour aux voitures par des sentiers forestiers agréables aux parterres de muguet et de myrtilliers, avec en plus quelques lutins de bois accrochés aux arbres (sentier des Espiègles).
Réglage des GPS et installation au centre de Vacances.
Le soir soirée dansante partagé avec un groupe de randonneurs du NORD.
Vendredi 24 avril : Le Champ du Feu
Le matin tout le monde va à la cascade de l’ANDLAU à HOHWALD, joli village entouré de forêts.
Un groupe, emmené par Daniel, monte en direction du Col de KREUZWEG, point de ralliement de midi. Malgré une panne de GPS, nous retrouvons le groupe de Bernard, parti depuis le Col.
Ensemble nous montons aux pistes d’envol de parapentes, qui permettent une vue dégagée de toute la chaine des Vosges.
Décollage à pied jusqu’à l’Auberge où nous attendent André, Martine et Édith.
Le repas servi à l’Auberge restera mémorable pour tous. Plats alsaciens en quantité et en qualité, il est difficile de repartir. La digestion se fera sur les sentiers du Champ du Feu.
C’est une vaste pelouse, appelée aussi chaume, tapissée de bruyères et de myrtilliers à 1100 m d’altitude, point culminant du département 67. C’est aussi une petite station de sport d’hiver pour les Strasbourgeois. Une tour d’observation y a été construite par le Club Vosgien pour l’astronomie.
D’où vient ce nom du Champ du Feu ? Deux hypothèses :
- la présence de feux follets sur les tourbières aurait donné naissance à une légende : des fées les allumaient pour indiquer aux voyageurs égarés la bonne route. "Champ des fées" aurait ensuite été transformé en "Champ do fé" (en patois vosgien, fé signifie feu) ;
- les habitants des régions entourant le massif appelaient le sommet Vehfeld, "champ du bétail". Les francophones ont traduit feld par champ mais ont gardé Veh dans le langage oral : Vehfeld est devenu alors "champ do fé" ("champ du feué) en patois.
Heureusement, la boucle prévue a été un peu raccourcie.
Après le repas du soir, Quiz dans le brouhaha avec quelques questions déconcertantes (une histoire de belle-mère…)
Samedi 25 avril : Mont Saint Odile –Mur Païen nord
Grosse journée de randonnée (19 km et 15 km pour les 2 groupes)
Daniel part du Centre en direction du Mont Ste Odile. Montée progressive par le GR jusqu’au Mont. Au passage quelques curiosités géologiques en forme de hamburgers.
Ensuite nous longeons le fameux mur païen dans sa partie nord.
Là aussi beaucoup d’hypothèses sur l’origine et sur l’utilité de cette construction. Cette « mini muraille » est faite de gros blocs de grès qui étaient tenus ensemble par des tenons en bois.
Nous l’avons suivi sur plusieurs kilomètres, avec des arrêts à des ruines de châteaux. Les peuplements forestiers traversés sont magnifiques et paraissent en bonne santé : pins sylvestres aux troncs orangés, sapins, Douglas, hêtres au vert tendre…
A midi pile, nous retrouvons le groupe de Bernard déjà installé pour le pique-nique, puis le petit groupe d’André.
Nous sommes installés entre le Château de RATHSAMHAUSEN et le Château du LUTZELBOURG, deux « frères ennemis ».
Nous avons la chance d’y pénétrer et de visiter l’intérieur de l’un d’eux. Une équipe de bénévoles y travaille et nous a donné quelques explications sur l’histoire et la restauration de ces deux monuments.
Nous partons ensemble mais nous nous séparons rapidement.
Bernard, qui était parti le matin depuis le MONT SAINTE ODILE, ramène son groupe jusqu’au Centre de Vacances de St Jacques en prenant le sentier des chasseurs, puis celui des pèlerins. Il finit par la fontaine Lucie et l’abbaye en ruines de NIEDERMUNSTER.
L’autre groupe se « tape la montée » pour arriver au belvédère du HOHENBURGERBERG, abri d’où on voit Strasbourg et la flèche de sa cathédrale grâce aux jumelles de Gérard, le Rhin et l’Allemagne.
Avant d’attendre la Basilique Ste Odile, nous empruntons le sentier des merveilles, itinéraire en balcon jalonnée de vieilles sculptures en bois qui datent et de blocs rocheux. Moins merveilleux pour Dominique qui y a chuté sans trop de gravités !
Nous visitons le site du Mont Ste Odile, avec ses édifices, son tombeau et un beau point de vue. L’endroit est très fréquenté.
Qui était Sainte Odile, patronne de l'Alsace ? Voici la légende :
A la fin du VII°siècle, Aldaric, Duc d'Alsace, espérait ardemment un héritier. Son épouse accoucha d’une fille aveugle. Aldaric ordonna de la tuer. Mais sa mère la sauva en la cachant dans un couvent.
A 12 ans, elle recouvrait la vue miraculeusement lors de son baptême. Elle fut donc nommée "Odile", enfant de lumière.
Peu après, son frère Hugues l'invita dans son château. Fou de colère, Aldaric tua son fils mais pris de remord il rappela sa fille auprès de lui à la condition qu'elle épouse un puissant du royaume.
Mais Odile avait décidé de consacrer sa vie à Dieu et c'est dans la forêt qu'un second miracle se produisit. Fuyant son père, Odile frappa un rocher qui s'ouvrit pour la protéger. Aldaric, convaincu du miracle, fit transformer son château du Hohenbourg en monastère, et c'est ainsi qu'Odile devint la première abbesse du désormais monastère.
C’est en revenant que nous sommes passés à côté de la fontaine dite miraculeuse de Sainte Odile. J’en ai vu qui se frottaient les yeux pour améliorer leurs vues ?
Kir–mirabelle et amuses gueules avant le repas. C’est offert par deux septuagénaires qui deviennent l’un Haut-Saônois l’autre Parisienne.
Le soir le Centre accueillait un nouveau groupe de randonneurs bretons et une chorale jurassienne. L’occasion pour nos choristes de RPC de se joindre à eux pour interpréter le Chiffon Rouge.
Après le repas, re-soirée dansante. Sur la piste les plus vaillants et les plus valides.
Dimanche 26 avril : Mur Païen sud
Après la partie Nord, nous parcourons tous ensemble la partie sud du mur, environ 5 km. Sur le circuit nous avons quelques arrêts égrainés par Bernard : grotte du Druide, tombes mérovingiennes, roches surplombantes, point de vue sur l’Alsace …. Sans oublier la stèle située au lieu du crash de l’Airbus survenu en 92 qui a fait 87 victimes.
Pique-nique improvisé sur l’herbe d’un parking et vient le moment de se quitter.
Chacun pourra passer son après-midi comme il le souhaite. Les sites ne manquent pas dans la région. Certains ont visité ou revisité le MONT ST ODILE, d’autres la Ville d’OBERNAI ou d'EGUISHEIM.
Remerciements à André et Martine pour la bonne organisation du séjour. A Bernard qui a préparé et agencé les parcours.
Une nouvelle fois, une météo tip-top avec un peu de vent froid le matin pour se dégourdir les jambes.
Les randonnées dans le massif vosgien nous changent des nôtres : sentiers doux, balisage différent, géologie particulière, omniprésence de la forêt. Et aussi de typiques villages fleuris, des cigognes, et une bonne nourriture dont nous en avons eu un bon échantillon.
Et ceux et celles qui aiment les monuments ont été bien gatés.
A bientôt pour de nouveaux séjours courts.
Daniel C.